Lectures du métro # 8
- Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia : Michel Marini, 12 ans en 1959 est un passionné de livres, de babyfoot, de rock et de photo. C'est à travers son regard qu'on se plonge dans le Paris des années 60, en pleine guerre d'Algerie mais aussi au beau milieu de la guerre froide. Habitué d'un bistrot du quartier Denfert-Rochereau, il va faire la connaissance d'un petit groupe de réfugiés de l'Europe de l'Est, amateurs d'échecs, aussi grandes gueules qu'attachants. EN plus de suivre les chroniques familiales de Michel, on découvre au fur et à mesure les parcours d'Igor, Tibor, Leonid, Virgil, Imré et Vladimir qui ont choisi de tout quitter, famille, métier, patrie pour la France, des droits de l'homme. Chez eux médecins, acteurs ou professeurs, ils ne seront rien à Paris, vivant de petits boulots ou conduisant des taxis. Un roman à tiroirs de plus de 800 pages foncièrement réussi au final époustouflant.
- L'Intranquille de Gérard Garouste : "Je suis le fils d’un salopard qui m’aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des juifs déportés. Mot par mot, il m’a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. A vingt-huit ans, j’ai connu une première crise de délire, puis d’autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l’enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n’ai été qu’une somme de questions. Aujourd’hui, j’ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j’ai compris." Une autobiographie courte au titre particulièrement bien choisi, peu de mots mais qui sonnent juste et touchent, un livre qui transmet beaucoup.
- Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle : Attirée par le titre, j'ai acheté ce livre par hasard, ne sachant pas trop à quoi m'attendre. L'auteur nous livre de façons très romancée, de bons conseils de développement personnel. Le héros, déprimé hésite à sauter dans le vide. Un homme lui propose de lui sauver la vie en échange de faire tout ce qu'il lui demande. J'ai été un peu surprise par le style, ayant parfois l'impression d'entendre de la psychologie de comptoir bon enfant mais au final, ce n'était pas si mal. Certaines situations sont assez étonnantes et je me suis surprise à sourire une ou deux fois, où à me dire "ça il faut que je le retienne". Le message passe, parfois lourdement mais il passe, c'est l'essentiel. L'intrigue est en revanche assez pauvre je préfère le préciser.
- Les débutantes de J. Courteney Sullivan : Après avoir entendu une critique qui m'a fait limite saliver dans ma voiture, je me précipite pour me procurer le futur "roman de l'été". Bon. Petite déception. Je m'attendais à être émue, à rire, à frémir mais pas vraiment. Quatre étudiantes se lient d'amitié pendant leurs années à Smith, une université pour femmes (qui aime les femmes mais pas que) très réputée et se retrouvent quelques années plus tard. On passe d'un personnage à l'autre, du présent au passé, c'est plutôt agréable. Mais on est plus dans une version écrite de série américaine assez rase qu'autre chose. La fin est bâclée ce qui n'arrange pas le cas de ce livre que je ne conseille donc pas ! Pourtant, qu'il est beau ce livre, j'adore la couverture !
See U soon on the fluo moon !
Commentaires sur Lectures du métro # 8
- Le club des incorrigibles machins a été mon lire des vacances, j'ai beaucoup aimé cette atmosphère d'un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître. Et à propos de plus de soixante ans, je l'ai laissé à mon père, Michel de son prénom, dont les parents étaient des cocos purs et durs... Inutile de dire qu'il l'a adoré.

Merci encore pour tes bons conseils.














Visiblement j'ai entendu la même critique que toi et j'avais dans l'idée de l'acheter lors de mon prochain passage en France. Bon maintenant je crois que je vais l'enlever de ma shopping list ou en tous cas différer cet achat.
Merci pour tes critiques pertinentes et ta fraîcheur.
Bises from Jersey
Claire